La vision et l’audition en plongée

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La vision et l’audition

affectées en plongée

La majorité des modalités sensorielles sont altérées en milieu subaquatique. Le port du mas­que réduit non seulement de moitié notre champ visuel horizontal, et davantage vers le bas en raison de sa jupe, mais aussi crée une interface qui déforme la réalité. L’effet loupe de la couche d’air entre l’œil et l’eau donne une image avec un grossissement d’un tiers, mais aussi distordue en périphérie, et apparaissant plus proche qu’elle ne l’est en réalité jusqu’à une distance d’environ 1,2m, tout au con­traire audelà. La piscine paraît beaucoup plus petite qu’elle n’est, ses parois et ses angles sont courbes… Malgré tout, nous parvenons à corriger les aberrations optiques engendrées comme le démontre notre facilité à saisir les objets en plongée. Seule l’amputation du champ visuel reste un handicap que certains masques corrigent un peu avec des verres de plus grande taille, plus proches des yeux et aussi sur les côtés (jusqu’à 30% d’amélioration). La vision des couleurs est aussi modifiée en raison du rayonnement solaire qui est absorbé par l’eau. Le rouge est la première couleur à disparaitre vers une profondeur de 5m. Le jaune un peu plus profond. À 30m ne persistent que les couleurs de faibles longueurs d’onde comme le vert, tandis que le bleu finit d’être absorbé vers 90m. D’où l’utilisation d’un phare pour restituer les couleurs en profondeur où l’environnement apparait beaucoup plus sombre.

Des difficultés à localiser
la provenance du son

Outre le port de la cagoule qui constitue un obstacle à la transmission du signal acoustique, la vitesse de propagation du son dans l’eau, environ cinq fois plus rapide que dans l’air, affecte notre perception stéréophonique (le décalage temporel entre les oreilles) qui permet de situer sa provenance, entrainant une illusion sur son origine. Ainsi, tant que nous ne parvenons pas à le repérer visuellement, il nous est impossible de localiser ni d’estimer la distance du bateau (moteur) que nous entendons très bien. Les mouvements de rotation de la tête permettent seulement de définir si le son vient de la gauche ou de la droite selon l’analyse des différences d’intensité interauriculaires par le complexe olivaire supérieur (COS) situé dans le tronc cérébral. Pas mieux…

F.RENÉ

  • Article mis à jour le 04/12/2017
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