Rôle et responsabilité du Guide de palanquée

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Le guide de palanquée

son rôle ses responsabilités

Le guide qui est Niveau4non un plongeur étranger CMAS*** en vacances en France, sauf s’il est détenteur de l’attestation FFESSM de guide (cf. encadré) est garant de la sécurité des mem­bres de la palanquée dont il a l’en­tière responsabi­lité (art.A 322‑74 du code du sport). Soumis à une obligation de prudence et de sécurité, il est tenu d’adapter la plongée comme réduire sa profondeur, sa durée, modifier le parcours prévu, quitte à l’interrompre, selon les circonstances (le courant, le froid, le manque de visibilité, la turbidité de l’eau…) et le niveau de ses plongeurs dont il peut déjà avoir une idée quand ils s’équipent; un moment important car permettant, en observant leur comportement, de renseigner sur l’état d’anxiété et de stress des personnes qui appréhendent la plongée car en terrain inconnu avec un encadrant qu’ils ne con­naissent pas, ou par manque de maitrise de soi. Car en agissant sur la respiration, le stress, l’anxiété et l’angoisse sont des facteurs clés de l’essoufflement et de la réduction d’autonomie tellement le plongeur con­somme: autour de 30L/min, au lieu de 15-17L/min normalement. Ce qui fait la différence des plongeurs qui vivent la situation dans un climat détendu, s’équipent avec aisance alors que d’autres sont, au contraire, hésitants, maladroits tellement ils sont stressés, ou en si mauvaise forme qu’ils éprouvent des difficultés à enfiler leur combinaison, en s’essoufflant et suant énormément. D’autres tar­dent à s’équiper tellement ils appréhendent et redoutent le moment de la mise à l’eau, comme souvent la femme dans le couple qui se trouve entrainée dans la plongée.

La phase d’équipement des plongeurs est le moment choisi pour dialoguer avec chacun d’eux afin de faire connaissance, connaître leur expérience, leurs souhaits et réduire les répercussions négatives de l’ap­préhension de certains. Cela implique que l’encadrant ait déjà fait ses préparatifs d’équipement dans son coin pour être disponible le moment voulu, à leur écoute, de sorte à les mettre en confiance avant la mise à l’eau. Aussi dans le but de jeter discrètement un coup d’œil à leur équipement pendant qu’ils s’équipent, comprenant leur lestage pour tenter d’éliminer les kilos a priori exces­sifs.

Encadre les plongeurs jusqu’à 40 m

Ses prérogatives s’étendent de la balade à 6m de fond avec des jeunes plongeurs d’Argent FFESSM (E1 pour les Bron­ze), avec un public débutant dans le cadre du Packdécouverte de la plongée après le baptême, avec des personnes qui préparent leur Niv.1… jusqu’à l’encadrement des Niv.2 à 40m et des premières bul­les en mer après passage de leur Niv.1 en piscine1. Sur décision du responsable technique, il peut également assurer la fonction de Guide de randonnée subaquatique d’un groupe de huit personnes maximum, sauf s’il comprend des enfants de moins de 8 ans (E1 pour ces derniers).

Mais pour la plongée entre autonomes, le directeur de plongée à toute latitude pour évaluer ses aptitudes à évoluer jusqu’à 60m sachant qu’elles entrent dans ses prérogatives sans qu’il n’ait eu forcément à faire preuve de quoi que ce soit audelà de la profondeur maximale d’évaluation de 40m pour la délivrance de son Niv.3 et 4 FFESSM à la différence des plongeurs FSGT.

Fait le briefing à sa palanquée

Il explique à ses plongeurs le déroulement de la plongée qu’il a l’intention de réaliser en prenant en compte les observations et souhaits de chacun, et dans le respect des consignes du directeur de plongée. Il donne ses consignes de mise à l’eau, d’immersion et de descente avec un check à 5m pour voir si tout est OK. Rappelle la conduite à tenir en cas de difficultés à passer les oreilles (compenser), de perte de palanquée, le signe quand on arrive à demibouteille, les règles relatives au respect du milieu marin, etc. En immersion, il doit non seulement gérer la décompression et adapter la plongée à son public, mais surtout animer la plongée, se comporter comme un guide: faire respecter l’environnement, montrer les aspects remarquables du site exploré, de sa faune, assurer l’orientation. C’est rester en permanence actif dans la recherche d’intérêt de la plongée afin d’éviter l’en­nui des membres de sa palanquée, non se comporter comme un vulgaire encadrant motivé par le seul intérêt de la profondeur atteinte, avec qui la plongée se résume à palmer: le défaut des guides débutants… C’est, tout au contraire, savoir s’arrêter, observer, capter l’attention des plongeurs sur la spécificité de la faune du milieu exploré; compétences qui s’acquièrent par l’expérience et la formation en biologie et environnement subaquatique. Elles s’inscrivent dans les con­naissances générales du milieu marin, de la faune et flore, au moins les espèces les plus rencontrées en plongée et celles spécifiques au site, exigées des plongeurs Niv.4.

 

 

Confie au DP le soin de valider
les plongées sur les carnets

Le Guide de palanquée peut valider les plongées sur le carnet des plongeurs qu’il a encadré. Mais qu’au titre de plongeur Niv.4&initiateur, attesté par le numéro d’enseignant E2 sur le tampon qu’il appose avec sa signature. Sinon, il confie ce soin au directeur de plongée minimum P5, sauf dans le nombre de plongées minimum requises pour l’accès aux brevets d’État (signature par un E3 au minimum), comme il a été dit à ses plongeurs lors du débriefing de leur plongée, de ce qu’ils ont vu et vécu… avec les petites choses à corriger au besoin (rôle de conseil).

Peut être autorisé
aux baptêmes en piscine

À moins d’être aussi initiateur E1, le Guide de palanquée Niv.4 ne peut en aucun cas être autorisé à effectuer des baptêmes, sauf en piscine dont la profondeur n’excède pas 6mètres. Mais qu’avec l’accord du directeur de plongée, titulaire au minimum du niveau d’enseignant E1 (non P5 en piscine), s’il estime qu’il en a bien les compétences pour se porter garant de la sécurité, ce qui sousentend qu’il ait été formé pour cela (art.A 322‑98 du Code du sport).

Peut enseigner jusqu’à 20 m
en étant aussi initiateur

Comme tout stagiaire MF1 FFESSM, les plongeurs Niv.4&initiateur ont toutes les prérogatives d’enseignement dans la zone des 20m (art.A 322‑74, annexe  III-15b) avec l’autorisation du directeur de plongée E3 /MF1 qui est tenu de s’assurer qu’ils ont bien les compétences pour l’exercer sans enfreindre la sécurité. Car sans garantie audelà de 6m sans avoir été formés par un E4 /MF2 (la compétence optionnelle UC10 à valider en quatre plongées à 20m plus une journée pédago­gique), à la différen­ce du niveau Aspirant fédéral FSGT qui, lui, valide bien les aptitudes E2non Niv.4 & initiateur pour sa dé­livrance.

Même si le E2 délivré (la carte Niv.4-initia­teur / Moniteur CMAS*) leur permet l’enseignement des compétences dans l’espace de 0 à 20m qu’ils peuvent valider pour les Niv.1, Niv.2, les qualifications PE /PA 12, PA 20 et des jeu­nes plongeurs, c’est le club qui délivre ces bre­vets / qualifications aux intéressés sous la responsabilité de son président ou du gérant qui appose sa signature avec le tampon du club sur leur passeport fédéral, et procède à leur enregistrement en ligne sur www.ffessm.fr pour l’édition des cartes et l’envoi aux destina­taires; des cartes qui, depuis 2015, ont un verso en anglais faisant référence aux aptitudes internationales et CMAS de plongeur.

Le fait d’être également Nitrox confirmé PN‑C leur permet d’encadrer des palanquées comptant des plongeurs Nitrox (art.A 322‑74 du Code su sport), mais aussi de valider les deux plongées Nitrox, au minimum, demandées avec une parfaite maîtrise de la stabilisation à la profondeur plancher pour la qualification Nitrox à l’issue de la formation assurée par un moniteur Nitrox.

Les stagiaires MF1 ont-ils
les mêmes prérogatives ?

Sans obligation d’être initiateur (c’est mieux, mais non obligatoire), un stagiaire MF12 de la FFESSM est reconnu comme enseignant E2 par le Code du sport (annexe  III-15b). Ce qui lui donne le droit d’enseigner jusqu’à 20m avec l’accord du président du club, ou du gérant de la structure commerciale, et sous la responsabilité d’un directeur de plongée minimum E3 /MF1, même en piscine. Mais sans pouvoir valider les compétences sur les passeports des plongeurs qu’il forme, à la différence des plon­geurs brevetés E2 (carte Niv.4-initia­teur /Moniteur CMAS*).

Précisons que cette prérogative E2 pour les stagiaires MF1 n’est valable que pendant les trois ans de validité de leur livret pédagogique pour valider les compétences acquises jusqu’à l’examen. Et, depuis 2012, sans plus l’obligation d’un E4 /MF2 sur le site pour leurs cours, sauf pour la validation des actions sur leur livret péda­gogique

F.RENÉ

 

 

 

_________

1.La délivrance FFESSM du Niv.1 (de la carte) en piscine fait toute la différence avec les quatre ou cinq plongées d’au moins 15min en milieu naturel, à une profondeur comprise entre 5 et 20m, exigées pour l’obtention du Niv.1FSGT ou de la certification CMAS*.

2.Statut de stagiaire obtenu à l’issue de la validation de la formation initiale MF1 d’un plon­geur Niv.4, au terme d’un stage de six jours organisé par un Comité régional de la fédération.

  • Article mis à jour le 19/05/2019
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  • Rôle et responsabilité du Guide de palanquée
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  • Carte de GUIDE pour les CMAS étrangers

    L’arrêté du 18 juin 2010 modifiant les dispositions règlementaires du Code du sport a supprimé les prérogatives de guide de palanquée qui étaient accordées aux plongeurs étrangers CMAS*** en séjour en Fran­ce. Toutefois les CMAS*** des pays voisins voient leurs prérogatives maintenues dans les clubs FFESSM grâce à la carte Guide de palanquée conventionné FFESSM qui peut leur être délivrée à travers une procédure simplifiée mise en place avec la fédération allemande, belge, luxembourgeoise, autrichienne et suisse ayant passé un accordcadre avec la fédération française. 290 plongeurs l’ont obtenue en 2018.

    Tout comme les guides de palanquée FSGT et SNMP, ces plongeurs ont la solution de s’intégrer à la FFESSM non seulement pour y exercer leurs prérogatives de guide, mais aussi en vue de leur formation de P5 ou MF1 au sein de la fédération pour laquelle la qualification de GP est préalablement requise. C’est possible à condition d’être francophone, titulaire du RIFAP, de la licence FFESSM depuis au moins deux ans à l’issue de l’obtention de la carte CMAS***, d’attester leur connaissance règlementaire de la plongée en France, du système fédéral, et de justifier d’une expérience de guide de palanquée dans la zone des 40m (attestation d’un E3). Leur demande est alors soumise à l’accord de ses services régionaux CTR pour leur délivrer la carte de Guide de palanquée associé FFESSM. Sept l’ont obtenue en 2018.


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