Révision de nos détendeurs

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Entretien et révision

des détendeurs perso (Màj en cours)

LES détendeurs personnels ne sont pas visés par les dispositions sur les Équipements de protection in­dividuelle (EPI) fixant les con­ditions réglementaires de leur mise sur le marché européen (leur conformité aux normes en vigueur: marquage CE), et obligeant le suivi d’entretien des détendeurs mis à disposition des pratiquants et des encadrants dans les clubs et les structures commerciales.

À la différence des clubs professionnels et des associations qui doivent se conformer aux modalités d’entretien et de révision de leurs détendeurs (par qui et tous les combien) suivant les instructions figurant sur la notice du fabri­cant (art. 2 de l’arrêté du 22 octobre 2009), le plongeur n’a quant à lui aucune obligation de fréquence d’entretien ni l’exigence d’un technicien /centre agréé par les marques pour la révision de ses détendeurs à l’expiration de leur période de garantie. Il peut en confier le soin à toute personne disposant d’une compétence suffisante et des outils adaptés, certains spécifiques à la marque.

En quoi consiste une révision ?

La révision consiste au démontage du détenteur pour un nettoyage, dégraissage complet, le remplacement des pièces d’usure, sa lubrification, puis son réglage une fois remonté. Toutes les pièces à remplacer lors d’une révision sur les 1er et 2e étage (joints toriques, filtre HP, clapets, membrane, soupape d’expiration, etc.) sont vendues par les fabricants sous forme de kit d’entretien (sachet de pièces de rechange) spécifique à chaque modèle version étrier ou DIN.
Le nettoyage des pièces métalliques dans un bac à ultrasons ou par trempage dans du vinaigre blanc chaud est important pour les détartrer et éliminer les dépôts de sel qui, sinon, finissent par gripper les mécanismes.

À défaut d’une clause de révision obligatoire des détendeurs personnels, beaucoup s’en réfèrent aux fabricants qui, dans l’intérêt de leurs revendeurs pour le SAV, militent pour qu’ils soient révisés au moins chaque année –excepté Scubapro: tous les deux ans par un cen­tre /technicien agréé alors que rien ne justifie une révision annuelle, sauf en cas d’utilisation fréquente (plus de cent fois dans l’année) com­me généralement les détendeurs des clubs avec les baptêmes et leur prêt aux plongeurs débutants. Idem concernant les flexibles que certains préconisent de remplacer tous les 5ans alors que leur durée de vie (les signes d’usure) dépend tout aussi fortement des conditions d’utilisation et de la fréquence des plongées.

La visite d’entretien d’un détendeur ne se justifie vraiment que toutes les 200h d’utilisation, bien loin de l’idée qui faille absolument les réviser chaque année quand on plonge peu souvent. À moins de cent plongées par an, il faut généralement compter une révision tous les trois ans seulement.

La plupart des magasins qui proposent le service de révison n’intégrent pas l’atelier SAV nécessaire, mais passent par un soustraitant spécialisé dans le SAV du matériel de plongée, agréé pour la requalification des bouteilles de plongée et la révision des détendeurs. Comptez environ 50 pour un simple détendeur club (10 au tarif club à partir de dix détendeurs), sinon 60 à 75 selon le modèle non compensé ou compensé. Environ 20 pour un octopus.

Attention au réglage

Qui ne s’est jamais plaint du réglage beaucoup trop sensible du détendeur en retour de révision qui peut partir en débit continu quand il n’est pas en bouche? De quoi pester quand on nous conseille de le ramener au magasin faute de savoir régler soimême le problème, ou de trouver la personne qui en soit capable au sein d’un club. Com­ment peutil en être autrement quand on enseigne aux futurs encadrants de plongée le fonctionnement des détendeurs aidé de schémas, d’éclatés et de planches… toujours en cours magistral sans aucun matériel démonté?! pour l’examen des pièces et voir les réglages (de la MP, du siège réglable /clapet du 2e étage, et de la hauteur du levier). Ne seraitce pour étudier la conception des détendeurs clubs qui sont les modèles les plus simples et très facile à démonter, pour montrer les pièces qui se changent lors de leur révision, expliquer les raisons, et voir comment corriger leur réglage quand ils fusent trop facilement ou pour accroitre leur sensibilité (moindre résistance à l’inspiration) quand ils semblent, au contraire, réglés trop dur. Et d’autant plus facilement qu’une clé à pipe de 5,5 suffit généralement pour régler ces modèles, simplement en desserrant /resserrant l’écrou frein du levier de leur 2e étage, sans forcément démonter le capot et la membrane (via un obturateur à dévisser /déclipser sur le côté).

La seule différence est que nos détendeurs nécessitent généralement un outil spécifique –en vente sur les sites spécialisés comme scubatools.com ou scuba-clinic-tools.com qui s’insè­re dans l’axe de leur molette latérale de réglage de sensibilité (pour modifier sa plage de ré­glage), ou dans le raccord du flexible MP, suivant les instructions de la fiche technique du fabricant, accessible sur internet (www.scubaservicemanuals.com, par exemple), pour la maintenance et le réglage de ses détendeurs. Mais le principe reste le même, à savoir: serrer ou desserrer d’environ 1/12e de tour le siège régla­ble /clapet pour corriger un défaut de réglage de sensibilité d’un détendeur. Souvent, on procède par retouches successives pour arriver au réglage optimum en réalisant plusieurs essais.



Vérification dans une bassine d’eau

Il est bien prétentieux de s’estimer capable de tester la sensibilité en respirant sur l’embout, car trop subjectif pour être acceptable. Trop dur, trop sensible? Le ressenti personnel est à bannir pour estimer le besoin de réajuster son réglage. La méthode impa­rable? Un récipient rempli d’eau dans lequel on immerge doucement le 2e étage, l’embout vers le haut, sans faire entrer d’eau. Si le réglage est correct, il doit commencer à fuser quand on l’enfonce de quelques centimètres dans l’eau, et s’arrêter dès que l’eau pénètre dans l’embout. La profondeur de 1 à 4cm à laquelle il commence à fuser donne une idée de la sensibilité d’un détendeur. Pour autant, la méthode n’indique pas si le débit est correct. Cela reste à l’ap­préciation de chacun à défaut de réglage sur un banc mécanique, et du passage au banc test automatique d’un atelier lors d’une révision pour le contrôle des courbes respiratoires dont les résultats nous sont normalement remis avec le sachet de pièces qui ont été remplacées sur notre détendeur.

Diagnostic des problèmes

L’encrassement du filtre HP ou le dérèglage du 1er étage (moyenne pression trop faible) sont généralement la cause d’un débit insuffisant quand nous ne parvenons pas à régler correctement un 2e étage qui reste trop dur. Lorsque le 1er étage possède un réglage de moyenne pres­sion (MP), un manomètre MP (20) monté sur l’embout direct system d’un flexible MP, sert à son contrôle et à le réajuster au besoin: entre 9 et 10bar selon les spécifications du fabricant (9,5bar à ± 0,2bar dans l’ensemble) .

S’il fuse après la mise sous pression (l’ouverture du bloc), c’est soit un problème de clapet usé au 1er et /ou 2e étage, qu’il suffit de remplacer pour que tout rentre dans l’ordre (non réduire la mo­yenne pression comme on serait tenté de le faire), soit de dérèglage du 2e étage, ou trop de MP. Aussi, le risque d’une MP trop élevée est un détendeur instable sans pour autant donner plus d’air n’en déplaise à ceux qui croient bon jouer sur son réglage à l’idée d’améliorer ainsi les performances de leur détendeur

F.RENÉ

  • Article mis à jour le 21/09/2019
  • - Lu 8164 fois


  • Révision de nos détendeurs
    4.5 51 votes

  • Vos appréciations 


  • Partagez cet article

    ©  LA PLONGÉE DANS TOUTE SA THÉORIE, 2018  − Tous droits réservés
    Reproduction intégrale ou partielle interdite, sauf à usage personnel

    Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.

    3 commentaires

    1. Trés bon article merci

    2. Article qui ne correspond pas la réalité. Beaucoup de parti pris par méconnaissance de ce métier que je pratique depuis 10 ans avec des formations tout les 2 ans chez chaque fabriquant. Ne jamais oublier que la vie d’un plongeur est au bout du flexible et cela ne supporte pas l’erreur

    3. Je rejoins le commentaire de Titi. Avec :
      1) Beaucoup de parti pris.
      2) Effectivement il existe peu de chose concernant les détendeurs dans le Code du sport, hormis le fait qu’ils doivent être entretenu et désinfectés. Mais je vous invite à regarder le Code du travail qui est beaucoup plus complet sur le sujet car les appareils respiratoires sont soumis au Code du travail.
      3) Oui, les clubs sont concernés. Dilem du matériel perso. Ma réponse est simple : à partir du moment ou vous ne prenez pas la responsabilité d’encadrement de plongeurs, faites comme bon vous semble. Si vous êtes GP ou E1… à chacun de prendre ses responsabilités.
      4) On entends tout et n’importe face à cette réglementation. Si vous souhaitez réellement être informé sur celle ci, je vous invite à prendre contact avec la brigade fluviale, la DDPP (Direction Départementale de la Protection des Personnes) sous la responsabilité de la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes), qui vous expliquerons réellement ce qui est attendu par ces changements. Ce sont ces Services qui sont chargés de faire appliquer cette réglementation.

    Votre commentaire