Responsabilités du directeur de plongée

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Le directeur de plongée

responsable de l’organisation et de la sécu

L’organisation de la plongée au sein d’un club est placée sous la responsabilité d’un Directeur de plon­gée DP qui a obligation d’être présent sur le lieu de mise à l’eau ou d’immersion de la palanquée(art.A 322‑72),c’est-àdire à bord de chaque bateau dont le club a besoin pour ses plongées, excepté le bateau utilisé par des plongeurs autonomes minimum Niv.3, sur autorisation du gérant du club ou de son président, avec tout l’armement et le matériel de sécurité pour leur plongée. Mais qu’à 40m maximum en l’absence de directeur de plo­ngée (art.A 322-99) en raison de leurs prérogatives de plongeur autonome jusqu’à 60m obtenues avec la délivrance du Niv.3 FFESSM sans qu’ils n’aient eu forcément à faire preuve de quoi que ce soit hors de la zone proche des 40m! Étonnant, en effet, à la dif­férence de la FSGT qui exige la certification de spécialité Plongeur Autonome 60m pour l’obtention du Niv.3 sous la responsabilité d’un moniteur E4, tandis que le Guide de palanquée FSGT reste Plongeur Autonome 40m définit com­me prérequis à la formation.

Il fait les palanquées
sur la fiche de sécurité

Il a non seulement la responsabilité du choix du site de plongée selon le niveau des plongeurs, des coefficients de marée et des conditions météo (houle, courant, visibilité, etc.), de la sécurisation comme la surveillance surface pour intervenir si besoin, mais aussi de la constitution des palanquées: les groupes de plongeurs qui effectuent ensemble une plongée présentant les mêmes caractéristiques de durée, de profondeur et de trajet, avec la possibilité d’avoir au sein d’un même groupe des plongeurs air et Nitrox ou en recycleur (art. A322‑73); palanquées qu’il prend soin de noter sur la fiche de sécurité (l’exfeuille de palanquées) sur laquelle il inscrit les noms, prénoms et les aptitudes des personnes (PA✕✕, PE✕✕, débutant, baptême, etc.), et de leur encadrant s’il s’agit d’une plongée technique ou de plongeurs nonautonomes en explo, avec l’intervalle de temps depuis leur plongée précédente à l’heure de l’immersion, et la durée prévue de leur plongée ainsi que la profondeur maximale. À leur retour de plongée, elle sera complétée de l’heure de sortie et des paramètres réalisés (profondeur, durée, palier(s)). L’évolution de la réglementration prévoit également l’obligation d’y mentionner les incidents éventuellement survenus ou accidents. Une fiche que le club est ensuite tenu de conserver une année dans ses archives (art.A 322‑72).

Il a toute latitude pour évaluer le niveau des plongeurs par rapport à leurs prérogatives. En effet, leur brevet ou qualification ne suffit pas pour apprécier les aptitudes du moment qui sont parfois insuffisantes. Le carnet de plongée permet de mieux définir le profil des plon­geurs: occasionnels ou réguliers, le nombre de plongées à leur actif en milieu naturel, à quand re­monte la dernière, les plongées similaires déjà effectuées, etc.

Il présente la plongée
et donne ses consignes

Arrivé sur le lieu de plongée, après s’assurer que l’équipement des plongeurs est con­forme à la réglementation (détendeur de secours, parachute, ordinateur…) et aux conditions, il fait un briefing pour présenter la plongée, ce qui fait ses spécificités: son centre d’intérêt, la topographie, les courants, la visibilité, les zones à éviter, les circuits possibles… Et donne ses con­signes : la profondeur à ne pas dépasser, la limite de temps au fond pour les paliers, le lieu où on refait surface, etc. avec ses directives pour la préservation de la faune et le respect de l’environnement. Consi­gnes que chacun est tenu de respecter.

Il définit les procédures de mises à l’eau et de récupération, signale les dispositifs de sécurité mis en place en cas de courant (la ligne de vie flottante d’au moins 20m avec sa bouée à l’arrière du bateau + une main courante –un bout le long de la coque jusqu’au mouillage) et pour les plongées pro­fondes (le bloc de secours au pendeur). Et spécifie le moyen de rappel à bord des plongeurs en cas de besoin comme l’urgence d’évacuation d’un plongeur accidenté: pétard de rappel, coups avec un objet métallique sur les échelles du bateau, ou vrombissements du moteur.

Ensuite, libre à lui de plonger, car rien ne l’oblige à rester en surface s’il estime que les conditions de plongée ou météo ne justifient pas l’obligation d’une personne à bord (lui-même ou quelqu’un d’autre) pour la surveillance et assurer la sécurité, c’estàdire capable de manœuvrer le bateau pour venir en aide, d’assurer les premiers secours et d’alerter le CROSS… du fait qu’il n’existe aucune obligation légale de surveillance, sauf dans le cas des clubs employant des moniteurs professionnels (art.R4461‑37 et 40 du 2011‑45 sur le travail subaquatique).

Qui peut être directeur de plongée ?

Selon le Code du sport (art.A 322‑72 et l’annexe  III‑15a), c’est obligatoirement un moniteur fédéral (ou diplômé d’État) en milieu naturel et en fosse de plus de 6m de profondeur, et dans les prérogatives du plongeur fédéral Niv.5 pour les seules plongées d’exploration, sans baptême. Il n’est autre qu’un plongeur Niv.4 devant justifier d’une réelle expérience de Guide de palanquée et ayant acquis les compétences, validées par un moniteur E3 au minimum, pour exercer la fonction de Directeur de plongée en milieu naturel; prérogatives qu’il ne peut exercer dans un club fédéral qu’avec le consentement de son président. Son numéro de qualification Niv.5 lui permet, tout comme un E2 /E3 /E4, de valider les plongées sur le carnet de plongée des plongeurs, sauf dans nombre de plongées minimum requises pour l’accès aux brevets d’État (signature par un E3 au minimum).

En piscine, seul un enseignant minimum E1 peut en prendre la responsabilité, sauf dans le cas où la profondeur dépasse les 6m où la plongée est alors soumise aux mêmes dispositions de la loi s’appliquant au milieu naturel avec un E3 ou E4 comme directeur de plongée (art.A 322‑98).

Observons que malgré la validation de leurs compétences UC5 et UC6, relatives à l’organisation et la sécurité de l’activité, sur leur livret pédagogique au cours de leur stage en situation de trois ans maximum, les stagiaires MF1 ne peuvent exercer les fonctions de directeur en plongée en piscine ou en mer.

Pour l’organisation des plongées comportant des plongeurs faisant le choix du Nitrox plutôt que de plonger à l’air, le directeur de plongée a l’obligation de justifier lui aussi des aptitudes de Plongeur Nitrox, mais confirmées (PN‑C). Il doit être MF1 (ou BEES1, DEJEPS plongée) avec la qualification PTH 120 pour l’organisation des plongées aux mélanges jusqu’à 70m en exploration, 40m en enseignement; MF2 (ou BEES2, DESJEPS plongée) audelà

F.RENÉ

DIRECTEUR TECHNIQUE

quelle est sa fonction ?


À la différence du directeur de plongée dont la présence est obligatoire sur site ou à bord du bateau, sauf dans le cas de plongeurs autonomes minimum Niv.3 autorisés à plonger en autonomie avec les moyens du club, le président ou le gérant d’un centre de plongée n’est pas forcé de déléguer ses compétences à un moniteur nommé directeur techni­que dans l’organigramme de l’association ou d’un club professionnel. Le directeur technique n’est autre que la personne responsable de l’organisation générale des activités du club. Il est chargé de manager l’équipe d’encadrants pour les cours, l’encadrement et les baptêmes, s’assure de l’adéquation des méthodes pédagogiques, et défini les besoins en matériel.

  • Article mis à jour le 03/05/2019
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