Méthodes de fabrication des Nitrox

Want create site? Find Free WordPress Themes and plugins.

Méthodes de fabrication

des mélanges Nitrox

La solution la plus simple res­te l’injection d’oxy­gène à travers un mélangeur (stick) au niveau du tuyau d’aspiration d’air du compresseur pour un gonflage Nitrox jusqu’à 40% d’oxygène (Nx40) des bouteil­les Nitrox ou avec une robinetterie classique AIR; un gonflage Nitrox réglementairement possible à condition que les bouteilles soient prévues pour les gaz du Groupe1pas seulement l’air (Groupe2) con­formément au marquage G1, NITROX ou O2 (non AIR) obligatoire sur leur l’ogive, comme l’exige la réglementation européenne (la directive2014/68/UE). Atten­tion! car vérifié lors des contrôles des centres de plongée…

Le principe est un tube contenant une vrille ou des chicanes pour l’écoulement turbulent des gaz qui les mélange. Au démarrage du compresseur, nous réglons le débit d’oxygène injecté dans le mélangeur jusqu’à ce que l’analyseur indique la teneur souhaitée pour le gonflage des blocs après stabilisation du mélange qui demande 15 à 20sec. Cela permet un gonflage rapide, sans calcul, des blocs avec un fond de Nx40 ou Nx32 pour les plongées jusqu’à 30 ou 40m. Et ce, dans la limite des 40% d’O2 en raison des compresseurs qui sont seulement adaptés pour comprimer les mélanges d’air et suroxygéné jusqu’à 40%, et en toute compatibilité avec leurs bouteilles tampons, car sinon risque d’explosion audelà.

C’est un moyen peu couteux: à partir de 400 l’ensemble cidessous (le stick, le manodétendeur avec vanne de laminage, et l’oxymètre). Environ 2000 pour un mélangeur pro com­me le mo­dèle plus haut.

L’injection d’oxygène à la lyre
puis gonflage au compresseur

La lyre de transfert pour le remplissage d’O2 jusqu’à la pression voulue à partir d’une bouteille B50 d’oxy­gène plongée, puis le gonflage au compresseur pour l’appoint d’air, est le moyen le plus couramment utilisé par les plongeurs car économique et le seul permettant un Nitrox à plus de 40% d’O2 pour la déco des plongées profondes. Exemple, pour le gonflage NITROX50 d’un pony avec 55bar de Nx50 en fond de bouteille, elle permet d’injecter 61bar d’O2 (55116bar au mano) avant le gonflage à 220bar (=104bar d’air) au compresseur. L’inconvénient est la lenteur de remplissage d’O2 qui doit absolument se limiter à 10bar/min, par le réglage de la vanne de laminage, pour nous prémunir du phénomène de compression adiabatique de l’O2 (son échauffement qui modifie ses propriétés d’explosivité) au risque, sinon, de provoquer un coup de feu particulièrement destructeur: la soudaine inflammation à plus de 1000°C du robinet et du raccord flexible relié à celuici, l’éclatement du flexible, etc.

Étant donné que l’opération consiste d’abord à injecter de l’oxygène, il y a obligation d’utiliser un couple bouteille et robinet prévu pour les gaz du Groupe1 considérés comme dangereux (marquage G1, NITROX ou O2 sur l’ogive de la bouteille en acier, et robinet M26 à volant vert). Autre précaution, l’ajout d’air doit absolument s’effectuer via surfiltre en sortie du compresseur (environ 200 + 30 la cartouche de rechange) afin d’éliminer l’aérosol d’huile résiduelle qui, sinon, les souillerait avec risque d’auto inflammation /explosion lié à la réactivité comburante de l’oxygène. L’autre inconvénient est le délai d’attente de 6h afin que le mélange se stabilise (s’homogénéise) avant son contrôle et utilisation. Et l’impossibilité de vider totalement la bouteille d’oxygène lorsque les pressions s’équilibrent, à moins d’utiliser un surpresseur (une mini pompe très chère: plus de 1000) pour aspirer l’O2 résiduel et le comprimer vers la bouteille cible .

Par un filtre qui enlève
de l’azote à la prise d’air

À la différence du mélangeur O2 + air, le système séparateur à membrane permet le mélange suroxygéné en réduisant l’azote à la prise d’air du compresseur. Il consiste à injecter sous pression, au mo­yen d’un compresseurBP (5 à 12bar), l’air ambiant dans la membrane qui sépare les gaz de façon à pouvoir réduire l’azote de l’air dans le circuit mélangeur ensuite, pour obtenir un mélange gazeux (Nitrox) plus riche en oxygène (réglable entre 21 et 40%) qui est aspiré par le compresseur. Très couteuse (plus de 10000), cette lourde solution (30 à 75kg) n’est intéressante que pour les stations de gonflage importantes, qu’à partir du gonflage d’une centaine de bouteilles par jour

F.RENÉ

  • Article mis à jour le 06/06/2020
  • - Lu 10821 fois


  • Méthodes de fabrication des Nitrox
    4.6 30 votes

  • Vos appréciations 


  • Partagez cet article

    ©  LA PLONGÉE DANS TOUTE SA THÉORIE, 2020  − Tous droits réservés
    Reproduction intégrale ou partielle interdite, sauf à usage personnel

    Did you find apk for android? You can find new Free Android Games and apps.
    Votre commentaire