Les premiers ordinateurs de plongée

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Ordinateurs de plongée

Les premiers modèles et leur évolution

Les progrès de l’électroni­que dans les an­nées 70- 80 avec l’arrivée du microprocesseur et l’abandon des afficheurs LED au profit du LCD beaucoup moins con­sommateur d’énergie, ouvrai­ent la voie à la conception des premiers calculateurs de paliers. Mais, encombrants, lourds, pas encore très économes en piles et chers, ils ne con­nurent pas un grand succès au départ avant l’arrivée des modèles plus économes au catalogue des mar­ques à la fin des années 80, qui suscitèrent un plus grand intérêt des plongeurs.

Citons le fameux Aladin du Suisse Uwatec qui, au lendemain de son lancement en 1987, finit par séduire toute une génération de moniteurs et de 2eÉchelon (ancienne appellation Niv.4 avant 1989) qui en firent l’acquisition en remplacement des sacrosaintes tables; lesquelles ne furent pas, pour autant, rangées aux rayons des antiquités en raison de la bataille menée par le collège des sages des instances fédérales pour que perdure l’enseignement des plongées aux tables malgré que les ordinateurs soient pleinement entrés dans les usages depuis les années 90, y compris leur emploi autorisé depuis 2012 pour les travaux sousmarins hors profil car­ré des plongées aux tableMT.

Le Dacor Dive Computer (DDC)

La célèbre firme américaine de matériel de plongée Dacor a finalement abandonné le lancement de son calculateur de paliers DDC qui s’annonçait mal à la fin des années70. Car sans vraiment d’intérêt comme banal lecteur de données des tables USNavy pour les plongées simples et successives, outre le défaut d’une beaucoup trop faible autonomie en raison de ses afficheurs LED trop “ gourmands ”.

Les Cyberdiver

Lancés en 1980-81, les ordinateurs Cyberdiver du Canadien Kybertec ne sont en fait que des versions améliorées de son prototype XDC3 qui n’était qu’un lecteur de données des tables. Ils ont l’avantage sur le mastodonte de 1,2kg avec ses quatre piles 9V qu’il fallait remplacer toutes les 4h… de n’en nécessiter qu’une seule avec 6 à 12h d’autonomie, selon la température de l’eau, pour le calcul des paliers selon les tables US Navy ou DCIEM des Forces canadiennes. Et avec manomètre pour contrôler la pression du bloc mesuré grâce au capteur fixé sur le détendeur.

Les Deco Brain

Conçu en 1983 au Liechtenstein par Divetronic, le DecoBrain fut le premier calculateur né sur le continent européen. Il se présente sous for­me d’un boitier assez encombrant et lourd (850g), ne seraitce qu’en raison de son encombrante et lourde batterie rechargeable NiCd qui lui assure une autonomie de 80h. Dans sa première version, il ne s’agit pas d’un véritable calculateur, mais d’un simple lecteur automatique des tables suisses Bühlmann avec l’intérêt de pouvoir être utilisé en plongées successives. L’évolution sera le DecoBrain en 1985 qui intègre l’algorithme sur la base de cal­cul ZHL12 des tables suisses à 16 compartiments de 4 à 635min pour les plongées jusqu’à 3500m d’altitude avec décompression à 10m/min maxi­mum.

L’EDGE

L’EDGE (Electronic Diving GuidE) mis sur le marché en 1983 par la petite firme américaine Orca Industries, basée en Pennsylvanie, a pour avantage de peser un peu moins de 700g, d’une alimentation 9V lui assurant 12h d’autonomie (por­tée à 48h en 1985), et d’un algorithme fondé sur le modèle de calcul révisé Spencer des tables US Navy, sur 12 compartiments de 5 à 480min, pour les plongées sans palier jusqu’à 40m avec une remontée à vitesse dégressive (18, 12 et 6m/min).

Le SME-ML

SME-ML lancé en 1987 par Suunto, spécialiste finlandais des instruments pour les sportifs (plongeurs, al­pinis­tes, parapentis­tes, randonneurs), présente l’intérêt du calcul de décompression à partir d’une profondeur plancher jusqu’à une certaine profondeur plafond avant de faire surface (sans les emblématiques paliers tous les 3m comme les tables) selon le calcul révisé Spencer des tables US Navy sur 9 compartiments de 2,5 à 480min, pour les plongées jusqu’à 57m avec remontée à 10m/min maximum. Il a l’avantage de la légèreté (120g) par rapport aux autres modèles, et surtout plus économe en pile dont la durée de vie voisine les 1500 heures.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’Aladin

En 1987, l’Aladin du Suisse Uwatec (qui entrera dans le giron du groupe Scubapro en 1997) et commercialisé par Beuchat, représentait une avancée importante par rapport à son homologue DecoBrain. Fort de son algorithme de déco à 12m/min à 6 compartiments (6 à 320min) sur la base de calcul Bühl­mann ZHL12 des tables suisses, puis à 8 compartiments (5 à 640min) pour le second modèle en 1995 (l’Aladin Pro gris), Uwatec, également concepteur des ordinateurs US DiversAquaLung Moni­tor1, 2 et 3 dans les années 90, a largement contribué à la généralisation des ordinateurs pour la plongée. Petit et léger (160g), l’Aladin avait aussi l’avantage d’une pile lithium offrant 800 plongées d’auto­nomie.

Le SkinnyDipper

En 1987, SkinnyDipper Mark de l’américain Orca représente un réel progrès sur la conception de son premier ordinateur Edge lancé quel­ques années auparavant. Ce modèle plus petit, moins lourd et plus économe en piles, n’a en commun avec Edge que l’algorithme de calcul des plongées sans palier, sur 12 compartiments de 5 à 480min.

Le Micro Brain Pro

En 1988, une étape d’é­volution d’ordinateur pour les plongées sans paliers jusqu’à 40m fut une nouvelle fois franchie par un américain, Dacor, à travers la con­ception exceptionnelle de son ordinateur Micro Brain Pro d’origine européenne (Divetronic qui deviendra une filiale de Scubapro en 1989), comme en témoigne son algorithme à 6 compartiments sur la base du Bühlmann ZHL12 (4,5 à 395min) pour les plongées jusqu’à 1500m d’altitude. Exceptionnel par la taille réduite de sa carte électronique entièrement montée en CMS (en composants miniatures), non plus en traditionnel. Sa pile lithium garantissait environ 1000heures de fonctionnement (5 à 7ans).

La Datamaster et Data Scan

Identiques, DatamasterSport et Data Scan sont les nouveaux ordinateurs Oceanic et US Divers basés sur le concept du DatamasterⅠ lancé quatre ans auparavant (1983). Très en avance, ils ont l’avantage d’intégrer la gestion d’air dans leurs calculs en étant reliés par flexible au détendeur pour la prise en compte de la consommation. Modèles exceptionnels mais se fermant, malgré tout, les frontières du marché européen en raison de leurs fonctionnalités visant seulement le public plongeurs made in US (plongées sans paliers jusqu’à 40m) avec un algorithme fondé sur le modèle de calcul révisé Spencer des tables US Navy sur 6 compartiments de 5 à 120min.

Les évolutions

Depuis, les gammes se sont beaucoup développées avec également ordinateurs Nitrox promus par les marques à l’idée d’optimiser nos paliers en plongée Nitrox. Mais sans réel intérêt à la différence de la déco Nitrox (avec un pony) des plongées à l’air à plus de 40m qui requièrent des ordinateurs différents: des modèles multigaz pour la prise en compte dans leurs calculs des changements de gaz à la remontée

Outre un design plus soigné, leur algorithme différent, les nouveaux modèles se sont enrichis de nouvelles fonctions comme:

l’estimation des paliers de la prochaine plon­gée en fonction de l’intervalle de temps qui va s’écouler depuis la dernière jusqu’au moment prévu;

la gestion d’air intégré à l’ordinateur au poignet, non plus relié au détendeur par un flexible comme les anciennes consoles de plongée mais par une sonde, pour ses calculs avec prise en compte de la pression consommée, comme l’AladinAirX (1994), le Mares Genius (1996), le Monitor(1999), tous trois d’origine Uwatec;

la mémorisation des profils de plon­gée, véritable boîte noire du plongeur, consultables sur PC /Mac avec une somme de détails plus ou moins visibles en fonction de la fréquence d’échantillonnage (l’intervalle de temps séparant l’enregistrement des don­nées) de 4, 10 ou 20secs, selon la capacité mémoire des modèles, pas toujours suffisante, excepté Oceanic et Suunto (jusqu’à 1sec);

Le couplage d’un cardio fréquencemètre (d’une sangle cardio Polar) pour adapter la décrompression à l’effort estimé selon le rythme cardiaque, comme le Galileo d’Uwatec Scubapro (2007);

l’intégration d’une boussole numérique

F.RENÉ
  • Article mis à jour le 07/07/2018
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