Le certificat médical obligatoire ?

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Certificat médical

Obligatoire au sein des clubs fédéraux

La plongée sousmarine au sein de la FFESSM ou FSGT est subordonnée à la présentation d’un Certificat médical d’absence de contre-indication (CACI) établi depuis moins d’un an au jour de la pratique, de passage d’un brevet ou d’une qualification. Il est également exigé pour l’obtention d’une licence et pour son renouvèlement depuis le décret 2016‑1157 du 24 aout 2016, selon les modalités fixées par le décret 20161‑1387 du 12 octobre 2016. Il reste valable un an pour les disciplines à contraintes particulières dont fait partie la plongée et l’apnée audelà de 6m (art.231‑2‑3 et D231‑1‑5 du Code du sport), sinon 3ans pour la pratique du sport en général (art.D231‑1‑3), compétitions comprises, sous réserve de remplir chaque année un questionnaire de santé QS‑SPORT pour le renouvèlement de la licence (art.D231‑1‑4).

L’exigence de la surveillance médicale des plongeurs est une contrainte règlementaire pour les clubs fédéraux. Elle engage leur responsabilité au cas où un membre /client serait victime d’un accident consécutif à un souci de santé qui lui aurait contreindiqué la plongée s’il avait consulté un médecin pour plonger… Ce dont il s’est abstenu de faire faute d’exigence de certificat médical dans le club où il est licencié, aussi par économie vu que sa rédaction ne constitue pas une prescription remboursable par l’Assurance maladie.

Seules les activités de découverte ouvertes au public, dites ATP, échap­pent à l’exigence du certificat médical et de licence, comme il est proposé dans le cadre du pass pour s’initier à la randonnée subaquatique (le Pass Rando), à la plongée à 6m dès 8ans ou jusqu’à 12m à partir de 12ans (le Pack Découverte), à l’apnée sur des petits fonds (le Pass Apnéiste en piscine, Plongeur libre en milieu naturel), et les baptêmes: à charge du moniteur de s’assurer que la personne à baptiser est apte à plonger, sans antécédent d’épilep­sie1, non asthmatique (sauf léger), non diabétique insulinodépendant, sans handicap, ni gros­sesse… Le baptême à la profondeur de 2m de personnes en situation de handicap nécessite un encadrement spécialisé (EH1 minimum), et res­te soumis à l’exigence d’un certificat médical que tout médecin peut délivrer à cette fin.

Qui dois-je consulter ?

Depuis 2017 (arrêté du 24juillet2017 modifiant l’art.A 231‑1 du Code du Sport), tout médecin est habilité à rédiger le certificat exigé pour l’encadrement et la pratique de la plongée au sein d’un club fédéral, comprenant le passage de brevets ou de qualifications, excepté pour:

les plongeurs en situation d’handicap qui doi­vent faire appel à un médecin fédéral ou MPR (spécialiste en médecine physique et de réadaptation);

la pratique de la plongée Trimix hypoxique (en mélange fond) qui reste soumise à la présentation d’un certificat médical délivré par un médecin fédéral, de plongée, hyperbare ou du sport.

La délivrance du certificat médical d’absence de contre-indication à la pratique de la plongée nécessite un examen médical avec interrogatoire pour découvrir les incidents de santé, passés et récents, qui pourraient constituer des contre-indications temporaires ou définitive, absolues ou relatives. Pour obtenir des informations les plus complètes possible, la FFESSM a conçu un questionnaire à remettre au médecin après l’avoir complété chez soi, inspiré de celui proposé par de la Société française de médecine de l’exercice et du sport (SFMES).

Le certificat peut être établi sur papier à entête du médecin, comme environ quatre certificats sur dix. Le formulaire type FFESSM, téléchargeable à son intention sur le site de la Commission médicale fédérale https://medical.ffessm.fr, n’est exigible que pour les jeunes plongeurs (moins de 14 ans) dans les clubs fédéraux.

Précisons que le certificat d’aptitude à la plongée délivré par votre médecin traitant vaut également pour les entrainements PSP (la Plongée sportive en piscine) afin de se préparer aux compétitions auxquelles ont pourra participer si la mention de non contreindication de pratique en compétition de la PSP y figure. Son certificat suffit également pour la pratique de l’apnée sur un fond de 6m, alors renouvelable tous les trois  ans, sinon chaque année audelà. Seule la participation aux compétitions d’ap­née en eau libre est subordonnée à la présentation d’un certificat délivré par un médecin fédéral, hyperbare ou du sport.

Les compétences d’un médecin fédéral ou spécialisé (hyperbare, plongée) sont demandées dans la cas des personnes atteintes de maladie chronique (l’asthme, un diabète insulinodépendant…), prenant un traitement bêtabloquant de l’hypertension ou en cardiologie, ou touchées par certaines pathologies à évaluer en connaissance de la liste des contre-indications à la pratique de la plongée. Aussi, ils sont les seuls habilités à délivrer le certificat de reprise de l’activité dans les suites d’un accident de plongée, après un délai de 6 mois dans le cas d’accident de l’oreille interne ou d’ADD.

Obligatoire partout ?

Le certificat médical n’est obligatoire qu’à la prise et au renouvelement de la licence pour la plongée au sein des clubs fédéraux. Dans les autres centres de plongée, il n’y a aucune obligation de présentation, sauf règlement con­traire du club, conformément aux dispositions de l’art.231‑2 et suivants du Code du Sport. Beaucoup s’en affranchis­sent en considérant l’exigence du certificat médical comme un obstacle à l’accueil des clients. La prudence exige toutefois de leur demander de remplir une déclaration sur l’honneur d’aptitude médicale à l’activité: un questionnaire sur lequel ils s’en­gagent sur leurs antécédents médicaux démontrant qu’ils ne présentent aucune contreindication à la pratique de la plongée. Par ce moyen, le dirigeant prouve sa prudence et sa diligence, et qu’il remplit correctement sa mission d’organisation, de surveillance et de conseil.

Examen médical classique

L’examen médical est fortement orienté par l’interrogatoire: les antécédents chirurgicaux et trau­matiques, familiaux (de mort subite avant 50ans, de maladie cardiovasculaire), les traitements en cours, s’il existe un déséquilibre glycémique ou une anomalie lipidique, le tabac, le niveau d’activité physique et de sédentarité (moins de 2h d’activité physique par semaine), les signes à l’effort évocateurs d’une pathologie cardiorespiratoire (dou­leur dans la poitrine, malaise, palpitations, essoufflement, etc.)

Il comprend la prise de la tension et du pouls, ainsi que l’auscultation cardiaque et pulmonai­re. Sans facteur de risque cardiovasculaire (tabagisme actif ou sevré depuis moins de 5ans, hypertension, obésité3, cholestérol, diabète, sédentarité, antécédents familiaux), le médecin signataire n’a pas lieu de réaliser un électrocardiogramme (ECG) de repos pour détecter certaines anomalies cardiaques, ou demander une épreuve d’effort en milieu hospitalier (test sur un vélo ergométrique ou un tapis roulant avec des électrodes posées sur le thorax) pour dépister une maladie coronarienne silencieu­se et la survenue d’un trouble du rythme qui peuvent constituer un danger mortel à la pratique de certaines disciplines sportives com­me la plongée qui entraîne des modifications hémodynamiques importantes; une épreuve qui, autrement, est recommandée tous les cinq ans chez les plongeurs ayant plus de 50ans.

Le statut vaccinal, en particulier antitétanique, est vérifié.

Que dit RUFFIER ?


Ruffier est un test facile pour suivre l’évolution de sa condition physique avec l’entrainement, notamment l’amélioration des capacités de récupération après 30flexions sur les jambes en 45s (toutes les secondes et demie), bras tendus devant soi, les fesses venant toucher les mollets. Comment? en mesurant le pouls au repos (P0), aussitôt à la fin de l’ef­fort (P1) et après une minute de récupération (P2), pour obtenir notre indice de Ruffier IR selon le calcul:

Indice = [ (P1 - 70) + 2 × (P2 - P0) ]  / 10

Interprétation des résultats:

IR < 0 très bonne adaptation à l’effort

– 0 à 4bonne adaptation à l’effort

– 4 à 6adaptation à l’effort moyenne

– 6 à 10adaptation faible à très faible

audelàmauvaise adaptation

Il est conseillé de réaliser le test avec une montre cardio pour obtenir le pouls instantané sans les écarts d’erreurs liés à sa prise manuelle. Les sportifs entrainés ont un indice proche ou inférieur à 0. En plongée, il est recommandé d’entretenir sa condition physique afin de maintenir un indice inférieur à 6, aussi pour rester dans la moyenne des calculs pour la décompression des plongées longues et profondes car il existe une corrélation avec le niveau de bulles générées dans l’organisme à la décompres­sion.

L’examen ORL vérifie l’état du conduit auditif externe, du tympan et sa mobilité à Valsalva afin de vérifier la perméabilité de la trompe d’Eustache. Il se complète par la mesure de la force d’expiration (PEF ou peak flow) au débitmètre de pointe afin de détecter les affections pulmonaires et l’asthme. C’est le cas quand on observe, par rapport à la valeur normale d’environ 600L/min chez l’homme de 35ans, 450L/min chez la femme du même âge (variable également en fonction de la taille), une chute de débit de plus de 20% après inhalation d’un bronchoconstricteur en aérosol (histami­ne ou méthacholine).

Le test de RuffierDickson que près de la moitié des médecins le réalisent toujours pour estimer notre aptitude à l’effort, selon le pouls pris avant et après 30 flexions en 45sec, est à bannir des visites médicales d’aptitude au sport. Il n’a plus sa place dans l’examen médical car nous savons aujourd’hui qu’il n’a aucune valeur prédictive d’un problème cardiovasculaire, de santé du cœur, comme on l’a longtemps cru. Il reste néanmoins conseillé chaque mois pour suivre l’évolution de sa condition physique avec l’entrainement, notamment l’amé­lioration des capacités de récupération

F.RENÉ

_________

1.Le suivi à long terme de personnes atteintes d’épilepsie montre un risque de récidive élevé de crise comitiale (de noyade en plongée) dans plus d’un tiers des cas, même en absence de crises entre deux et cinq ans ayant justifié l’arrêt d’un traitement antiépileptique. Les deux tiers rechutent dans les trois ans.

2.Liste consultable sur le site .

3.On parle d’obésité quand l’Indice de masse corporelle IMC est supérieur à 30, c’est‑à‑dire plus de 77kg pour une taille de 1,60m, de 87kg pour 1,70m, et de 97kg pour 1,80m.

  • Article mis à jour le 18/05/2020
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