L’équipement obligatoire des plongeurs

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L’équipement obligatoire

pour plonger en milieu naturel ou en fosse

Pour porter la (ou les) bouteille(s), maintenir une flottabilité neutre tout au long de la plongée, être en mesure de remonter sans palmer un plongeur en difficulté, et servir de bouée en surface, chacun a obligation depuis 2012, tout comme les encadrants et les plongeurs autonomes, de disposer d’un gilet stabilisateur (une ‘stab’) pour plonger en milieu naturel ou dans une fosse de plus de 6m de profondeur (art.A 322‑80 du Code du sport).

Le manomètre, ou une sonde reliée à l’ordinateur permettant la gestion d’air, est également obligatoire, y compris sur cha­que pony servant à la décompression, pour le contrôle d’autonomie au cours de la plongée.

Au-delà de 20 m : Deux sources d’air
et un ordinateur (ou tables) pour tous

Pour les plongées audelà de 20m de profondeur, le directeur de plongée doit veiller à ce que chaque plongeur encadré dispose du même équipement que celui exigé pour les plongeurs autonomes, à savoir:

Un détendeur avec un octopus, ou un second détendeur complet comme les guides de palanquée et moniteurs /initiateurs, afin de pouvoir porter assistance à un équipier en panne d’air sans partage d’embout;

Un ordinateur (ou un timerprofondimètre + tables) de façon à pouvoir gérer sa décompression de manière autonome en cas de perte de palanquée. Aussi, en cas de changements de palanquée dans la journée, pour les calculs de décompression tenant compte de nos précédentes plongées (de l’azote /hélium résiduel demeurant dans l’organisme) qui peut modifier le profil de décompression de la palan­quée.

En milieu naturel, quelle que soit la profondeur, l’encadrant (guide de palanquée ou moniteur /initateur) est pour sa part tenu de plonger avec un bloc à double sortie pour avoir deux détendeurs complets, non un octopus avec le détendeur principal, pour les besoins d’assistance d’un plongeur en panne d’air (ou d’un autre gaz) dans sa palan­quée.

Un parachute de palier par palanquée

Chaque palanquée est tenue d’avoir un parachute (art.A 322‑80) pour prévenir de son éloignement en cas de retour en surface éloigné du bateau du fait d’une erreur d’orientation, d’une panne d’air ou d’une dérive due au courant. D’où l’intérêt de l’apprentissage du dévidoir utilisé en plongée profonde pour pouvoir envoyer le parachute à 30m (ou plus profond) en cas de remontée en pleine eau dans le courant, de manière à ce que le bateau puisse suivre la dérive.

C’est un élément essentiel de notre sécurité car permettant de signaler la présence de plongeurs aux bateaux risquant de circuler aux alentours, et de nous localiser en cas de perte de palanquée. Il est donc évident que chaque membre d’une palanquée autonome, PA 12 com­pris, doit en pos­séder un et savoir l’utiliser, comme l’exige le règlement fédéral (le MFT).

Il faut le maintenir déployé jusqu’à ce que le bateau de plongée vienne dans notre direction, et qu’arrive le moment de le replier –en l’enroulant avec tout son bout avant son arrivée pour éviter que le bout ne se coince dans l’échelle, aux boucles de nos palmes ou à la robinetterie d’un camarade lors de notre remontée à bord. Et surtout par sécurité en raison du danger des 12m de ficelle de certains parachutes (au lieu des 7 à 8m de cordelette de 4mm qui ne flotte pas!) que certains plongeurs laissent trainer négligemment ; danger car risquant de s’enrouler autour du moyeu de l’hélice lorsque le pilote néglige de se mettre au point mort à son approche des plongeurs… avec toutes les conséquences qu’on imagine quand on tient le parachute et son plomb avec un tour mort autour de la main sans se soucier de la ficelle qui traine derrière.

La réglementation impose de ne déployer, en cas de besoin, qu’un seul parachute au sein de la palanquée, et non chacun le sien comme on le voit trop souvent, car le fait d’envoyer un deuxième parachute au palier peut être interprété par le pilote du bateau comme un besoin d’assistance. En effet, il est communément admis que deux parachutes côte à côte sont le signal d’un problème nécessitant l’assistance de l’équipe de surface, souvent pour un problème d’air au palier nécessitant le bloc de secours accroché au bateau

F.RENÉ

  • Article mis à jour le 18/10/2019
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