Diabète : la plongée autorisée sous conditions

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La plongée en toute sécurité

pour les personnes diabétiques

Le diabète insulinodépendant (DID ou diabète de type1) est la conséquen­ce d’un déficit majeur d’insuline, suite à la destruction de certaines cellules du pancréas (les îlots de Langerhans) qui sécrètent cette hormone chargée de réguler le taux de sucre (glycémie) dans le sang. Il oblige de multiples injections quotidiennes d’insuline pour le maintien d’une glycémie normale que la personne contrôle plusieurs fois par jour au moyen d’un lecteur pour ajuster les doses évitant les hyper /hypoglycémies, et en fonction de l’activité physique comme la plongée qui demande à les baisser afin d’obtenir une glycémie d’au minimum 2g/L au moment de la mise à l’eau, 2,5g/L chez l’ado­lescent.

L’interdiction de la plongée aux diabétiques insulinodépendants se justifiait par le danger d’hypoglycémie sous l’eau (risque de malaises entrainant la noyade) favorisée par l’effort et la lutte contre le froid, grands consommateurs de glucose, jusqu’à reconnaitre que le risque d’accident d’un plongeur DID n’apparait pas augmenté par rapport aux autres plongeurs sous réserve de suivre un protocole glycémique de mise à l’eau (cf.encadré), et de plonger dans des conditions restreintes: dans une eau à plus de 13°C, sans dépasser les 30min, qu’à 20m ma­ximum et sans palier afin de pouvoir remonter rapidement en cas d’urgence, toujours accompagnés d’un encadrant E2… telles qu’elles avaient été définies en 2004 pour les plongeurs diabétiques au sein de la FFESSM.

Nouvelle avancée en 2014, puis en 2017

Ainsi, en 2004, la France marqua une première avancée en levant l’interdiction tout comme les USA, l’Angleterre depuis 1992, la Suisse, l’Allemagne, les PaysBas, l’Au­triche, le Danemark ou l’Égypte. Depuis, des études ont permis de réévaluer les conditions autorisant la plongée aux personnes diabétiques avec beaucoup moins de restrictions selon un nouveau protocole fédéral établi en 2014, révisé en 2017.

Les principales avancées sont:

l’utilisation du nitrox en toute sécurité car sans incidence supplémentaire sur le profil glycémique des diabétiques: la baisse glycémique pendant les plongées nitrox est comparable à l’air;

des plongées pouvant être prolongées au‑ delà de 30min, mais toujours sans palier, chez les plongeurs diabétiques majeurs capables de se resucrer sous l’eau quand le besoin se fait ressentir en dehors de l’hypoglycémie. Et ce, au moyen, notamment, d’un tube de lait concentré sucré ou de crème de marrons qu’ils emportent avec eux dès lors que le lâcher /reprise d’embout est acquis;

des plongées autorisées jusqu’à 40m, mais sans palier par sécurité, aux plongeurs diabétiques majeurs certifiés PE 40, à condition d’un seul diabétique par palanquée;

L’accès à l’autonomie à 20m dans les prérogatives du plongeur diabétique Niv.2 ou certifié PA 20;

d’autoriser la plongée aux jeunes diabétiques insulinodépendants âgés de 14ans et plus, à condition de la délivrance du certificat médical de noncontre indication, et de l’autorisation parentale dans le cadre du pack découverte (PE 12) ou en vue de la certification PE 20 au rythme d’une seule plongée par jour, de 30min maxi. Il s’engagent à respecter le protocole de mise à l’eau édicté dans la lettre d’information à leur intention, avec présence obligatoire sur le bateau d’un parent responsable ou d’un représentant adulte, comme l’autorise la règlemen­tation. En effet, le navire-support de plongée armé en plaisance peut accueillir à son bord, qu’à titre gratuit, des personnes de l’entourage des plongeurs, considérées comme accompagnateurs, et dans une proportion qui ne peut excéder 20% des personnes présentes à bord, selon l[instruction ministérielle n° 06-135 JS du 3  aout  2006;

la plongée possible à température d’eau inférieure à 14°C en combinaison étanche;

la conservation des prérogatives d’en­cadrement jusqu’à 20m dans le cas de plongeurs Niv.4 ou de moniteurs devenus diabétiques;

une mise à l’eau possible depuis toute embarcation, non plus seulement à partir d’un bateau ponté;

la formation de plongeur initiateur E1 possible

F.RENÉ

Renseignements:
www.diabeteplongee.com

  • Article mis à jour le 08/04/2018
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  • Diabète : la plongée autorisée sous conditions
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  • Les conditions DIABÉTOLOGIQUES

    Les plongeurs diabétiques insulinodépendants (ty­pe1) doivent pré­alablement obtenir auprès de leur diabétologue un certificat de non contreindication diabétologique –attestant être suivi au moins 3fois /an, présenter un taux d’hémoglobine glycosylée HbA1c8,5%, effectuer des autosurveillan­ces glycémiques régulières (au moins 4fois /jour), ne compter aucune hypoglycémie sévère ni d’acidocétose dans l’année ou dans les 3mois précédant la délivrance du certificat dans le cas des jeunes (14-18 ans) diabétiques valable 1an pour les adultes, 6 mois pour les jeunes, sur la base d’un formulaire élaboré à leur attention par la Commission médicale de la FFESSM (http://medical.ffessm.fr) pour la délivrance du certificat final de non contreindication à la plongée par un médecin fédéral.

    Ces plongeurs s’engagent à respecter le protocole de mise à l’eau édicté dans la lettre d’information jointe à leur certificat. Il concerne en particulier l’adaptation des doses d’insuline, les contrôles glycémiques à faire 1h avant la plongée pour rééquilibrer la glycémie au besoin, au moment de s’équiper (au moins 30min avant l’immersion) et dans les 15min précédent la mise à l’eau, les moyens de resucrage à prévoir à bord et dans sa stab, la possession d’un stylo d’insuline rapide…

    Compte tenu des facteurs de risque cardiovasculaire qui sont souvent associés au diabète, comme l’hypertension, responsables d’environ 80% des décès des personnes diabétiques, un avis cardiologique est requis pour tout plongeur diabétique de type2 au premier certificat médical délivré par le médecin fédéral, et ensuite tous les trois ans. En général, les traitements médicamenteux de ce diabète non insulinodépendant n’ont pas lieu d’être modifiés pour la plongée, excepté certains antidiabétiques qui nécessitent une adaptation posologique afin d’éviter les risques d’hypoglycémie avec l’augmentation de l’activité physique.



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