Améliorer son lestage pour limiter les efforts

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Améliorer son lestage pour limiter

les efforts, réduire sa consommation

Avec la réduction du volume abdominal et l’é­crasement de la combinaison par la pression, cha­que plongeur devient plus lourd une fois franchie une dizaine de mètres de profondeur. Le fait de s’alourdir en s’écrasant sous la pression qui diminue la poussée d’Archi­mède de presque -3kg à 30m nous oblige à s’alléger en gonflant le gilet stabilisateur (la ‘stab’). Bien davantage quand nous som­mes surlestés comme les débutants. Nous nous en accommodons sans cons­cience des efforts plus importants pour se déplacer à cause du surpoids et du gilet trop gonflé qui freine en raison de ses frottements (la force de trainée hydrodynamique) avec tout ce que nous croyons bon devoir y accrocher, qui pendouille négligemment; un frein qui majore notre con­sommation d’air (moins d’auto­nomie) par rapport à nos camarades, et le ris­que d’essoufflement à l’effort de palmage face au courant. Sans compter l’handicap de ne plus pouvoir gonfler suffisamment sa ‘stab’, car trop lourd, pour l’assistance d’un équipier à remonter.

Choisir son lestage

Le lestage nécessite de prendre en compte non seulement sa physionomie, pour peu que nous soyons un peu gras, grands, mais également les questions matérielles comme le choix de la combinaison, son épaisseur, le poids de la bouteille (19 à 20kg en 15L, 16 à 17kg en 12L, environ 14kg en 10 ou 11L alu), et l’emport d’un pony pour la déco d’une profonde… Cela joue sur le lestage, tout comme le milieu. Les lacs, gravières ou carrières nous délestent d’un peu plus de 2kg par rapport aux plongées en mer où les différences de densité de l’eau liées à sa salinité (~1,025kg/L en Atlantique, ~1,027kg/L en Méditerranée, ~1,029kg/L en Mer rouge) influent également sur le lestage en jouant sur la poussée d’Archimède.

Pourquoi le surlestage des débutants ?

La flottabilité plus importante du plongeur débutant due à ses poumons trop remplis d’air par le stress de l’immersion, et à ses gestes désordonnés pour maintenir son équilibre en apesanteur dans l’élément liquide (en s’aidant de battements de jambes, des mains, des bras), nécessitent le recours à un lestage plus important. Sa difficulté à expirer normalement conjuguée à ses inspirations forcées (+2,5litres chez l’adul­te par rapport à une respiration ordinaire) justifie à elle seule une différence de 2,5kg.

Bien sûr, la détente obtenue par la prise de confiance en lui avec la pratique corrigera sa respiration, mais sans pour autant se débarrasser des kilos superflus… Car à défaut de parvenir à expirer suffisamment profondément, et de maintenir une apnée le temps d’inertie de la stabilisation, il demeure incapable de se stabiliser au poumonballast sans jouer sans cesse avec son gilet, aussi parce que trop lourd. C’est ainsi qu’en persistant à enseigner le gilet au détriment d’exercices d’apnée –principalement sur des départs d’apnée en phoque en prérequis à l’apprentissage de la stabilisation au poumon-ballast, comme c’est souvent le cas, nous finissons par former des plongeurs qui restent surlestés, consomment beaucoup et qui s’essoufflent au moindre effort.

Le lestage en étanche

En raison de son volume d’air, la combinaison étan­che oblige normalement 2 à 4kg supplémentaires par rapport au lestage en combinaison humide. C’est la répartition de ce lest qui est crucial pour soulager les lombaires (les reins) qui, sinon, finissent par faire mal, en pliant sous le poids de la ceinture beaucoup trop lourde. D’où l’intérêt du baudrier (harnais) qui répartit beaucoup mieux la charge comme le modèle de 7kg ici en illustration. Sans compter les 2kg de la plaque dorsale des wings, et la grenaille de plomb de 300, 500g ou 1kg qui se porte en bracelets autour des chevilles pour garder une assiette horizontale du corps en étanche, non les jambes relevées.

Comment contrôler son lestage ?

Le contrôle du lestage s’effectue d’abord en début de plongée, en surface. En ayant purgé complètement sa ‘stab’, nous devons réussir par le jeu d’une expiration normale (sans vider tout l’air de ses poumons) à nous enfoncer dans l’eau jusqu’au sommet du crâne visible en surface, à condition qu’aucun mouvement pa­rasite (palmage réfle­xe, mouvement de bras) ne vienne contrarier cette flottabilité naturelle. Si nous coulons avant même d’avoir expiré tout l’air pour démarrer sa descente, c’est que nous sommes surlestés. Si nous flottons toujours malgré avoir vidé tout l’air dans nos poumons, c’est qu’au contraire nous sommes souslestés.

Mais attention toutefois de ne pas trop se délester afin de garantir une flottabilité neutre en fin de plongée en tenant compte de l’allègement du poids de la bouteille par les gaz consommés durant la plongée: moins de 4kg d’air avec un bloc de 15L, 3kg avec un 12L (comptez 1,2kg par m3 d’air)

F.RENÉ

  • Article mis à jour le 19/10/2018
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